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Chroniques ciné
Critiques - Films Américains (189 topics, 218 messages)
Topic "Wall-E [Andrew Stanton]" (Messages 1 à 2 sur 2) Fil RSS des messages de ce topic
Dernier message par Adinaieros, le 02/08 à 23:21:46
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gbouqueau
Chroniqueur
http://imagecache2.allposters.com/images/pic/MMPO/506023~Wall-E-Posters.jpg

Tchoupi powa !!!
le 30/07/2008 à 13:57:11
Acces au message Wall-E [Andrew Stanton]
Le robot de plus tchoupi de l'univers arrive enfin sur nos écrans. Réussira-t-il à combler nos désirs les plus fous?

S'il faut bien reconnaître un talent aux petits gars de chez Pixar, c'est de ne pas se reposer sur leurs lauriers et de se lancer de nouveaux défis.
Ici le défi est incommensurable pour le cinéma actuel: réussir à faire un film ayant presque exclusivement pour dialogue: "Wall-E", "Eve" et "Mission". C'est donc un grand retour au temps du muet que nous impose Stanton et à une autre façon de raconter les histoires. Plus qu'un comique fait de phrases chocs, nos yeux ébahis ont l'impression de voir revivre Chaplin et Buster Keaton dans un petit robot... mais parlons de l'histoire avant tout...

La terre est devenue impropre à la vie et les humains ont été obligés de la quitter et laisser des robots nettoyeurs s'en occuper avant de pouvoir venir. 700 ans après leur départ, seul un robot reste encore en activité mais il a une particularité: il a développé une forme d'intelligence... très curieuse. On le voit donc occuper ses journées entre compostage d'ordures et jeu avec les objets bizarres qu'il croise (en vrac, soutien-gorge, extincteur, briquet...), cela jusqu'à l'arrivée de Eve. Lui qui rêvait devant une comédie musicale du grand amour, le voici qui se présente sous ses yeux.

Il faut reconnaître que sans être hilarante, l'expérience de la première partie du métrage est rafraîchissante. Pas de dialogues lourdingues, pas de situations compliquées. Ici tout est minimaliste et simple. En fait on a l'impression de voir un artiste sur scène qui demanderais à son audience de lui fournir un objet et de le voir partir en délire dessus. Le film est en effet une merveille d'inventivité visuelle dans l'exploitation du moindre élément de décor, du moindre objet qui traîne. Voir ensuite Wall-E faire la cour à Eve (ce qui commence par la suivre partout comme un vulgaire voyeur) est magique d'innocence. On a un peu l'impression en tant qu'adulte de regarder deux petits enfants "jouer aux amoureux". Ce jeu s'articule autour de détails qui pour eux (et Wall-E) une importance primordiale comme le fait de prendre la main de sa chère Eve (ce qui n'est pas facile avec des pinces à la place des mains et qui fait l'objet d'une très belle scène). Tout n'est donc que magie et émerveillement jusqu'à ce que ... Eve quitte la terre avec Wall-E à ses trousses pour rejoindre ce qui reste de la population terrienne.

Le film ne m'a pas convaincu dans sa parti spatiale, pour la simple et bonne raison que j'avais l'impression de revoir le Pixar que j'ai le moins aimé: Monsters, Inc. Cette partie du film se présente sous la forme d'une chasse à l'intrus digne de celle qui concernait "Boo". On y croise les mêmes "monstres" hauts en couleurs , les mêmes couloirs, les mêmes séquences de poursuite effrénées... pour pas grand chose. En fait, l'introduction de personnages secondaires parlants nous fait perdre quelque chose: Wall-E. Notre robot préféré nous manque quand il n'est pas à l'écran. Il s'agit du seul personnage dont la fantaisie débridée peut faire sortir le métrage du conventionnel dans lequel il se fourvoie à la moindre occasion. Il est en fait comme une bulle de champagne: léger, frais, pétillant et qui transforme l'environnement autour de lui.

Autre élément important: la forme d'innocence exploitée auparavant laisse place à un cynisme sur l'évolution de notre espèce qui contraste un peu top avec le personnage principal. Pixar tire (gentiment) à boulet rouges contre la société de consommation et les humains, toujours plus assistés par l'informatique dans leurs moindres décisions jusqu'au point de perdre leur libre arbitre. Heureusement que notre petit robot servira de grain de sable dans cette machinerie trop bien huilée.
C'est probablement pour ça que son absence nous est d'autant plus douloureuse.
La deuxième partie du métrage n'est pas exempte non plus de qualités mais dans une tradition chère à Disney, notre intérêt sera relancé par l'arrivée de personnages secondaires qui ne font pas avancer l'histoire mais dont la présence est toujours un régal. J'en prends pour exemple ce petit robot de nettoyage qui va suivre à la trace (c'est le cas de le dire) Wall-E. Il n'a quasiment aucun intérêt  dramatique mais il est tellement bien croqué dans son comportement et ses attitudes qu'il donne une vie au vaisseau. Il est d'ailleurs curieux de remarquer que ce sont les robots paraissent plus humains que les humains car il cumulent tous les traits de caractérisation qui donnent vie aux personnages plus même que les humains réduits à une masse informe et standardisée. Un nouveau pied de nez de Pixar montrant leur force dans l'abstraction et le soucis du détail dans les attitudes.

Reste malgré tout une mainmise absolue de Pixar sur notre empathie envers ces amas de pixels: un assemblage de pixels formant un petit robot réussit à nous émouvoir aux larmes à la fin du film. Les ficelles sont grosses, on sait où on va mais le voyage est toujours aussi beau.

Autre constatation: j'y suis allé en avant-première dans une salle remplie jusqu'à la gueule de gamins et de parents les accompagnants et je peux en retirer que malgré ses atours grand public, ce film s'adresse plutôt aux adultes. La plupart des gamins étaient paumés dans un univers trop référentiel et trop compliqué pour eux (les références à nos modes de consommation et leurs dérives leurs passent à quinze mille... ne parlons même pas des comédies musicales des années 60...). Je me suis surpris plus d'une fois à être le seul à rire à des gags pourtant hilarants.

5/6 Le film aurait pu toucher vraiment au sublime mais quelques réserves sur la seconde partie m'empêchent de mettre la note maximale. La note ne reflète pas une réalité: un Pixar, même un peu moins bon que les autres reste quand même au dessus de 95 % de la production cinématographique mondiale par la qualité du spectacle proposé et les émotions provoquées.

Message modifié le 31/07 à 10:24:42 par gbouqueau.

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Adinaieros
Rédac' chef
http://adinaieros.free.fr/Forum-blog/US/wall-e_2.jpg
le 02/08/2008 à 23:21:46
Acces au message Wall-E [Andrew Stanton]
Wall-E d'Andrew Stanton

Putain d'sa mère.

6/6 (p'tèt une critique plus construite dès que j'aurais ramassé ma mâchoire par terre)

http://adinaieros.free.fr/Forum-blog/imdb.JPG




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