

Critiques - Films Américains (189 topics, 218 messages) Dernier message par Marv, le 19/07 à 03:32:27 |
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| Adinaieros Rédac' chef ![]() |
Live Free or Die Hard de Len Wiseman
Quelles sont les bases de Die Hard ? Des terroristes -dont certains étrangers- décident de faire un braquage spectaculaire en prétextant une idéologie qui n’est là que comme façade à un détournement d’argent. John McLane (Bruce Willis), se trouvera sur leur route et arrivera à tous les niquer à lui tout seul (ou presque) grâce à pas mal de chance, une certaine habilité dans l’utilisation des armes à feu et du décors et surtout en énervant ses adversaires en les insultant copieusement à chaque fois qu’il a la possibilité de le faire. Ca, c’est pour les règles de chaque épisode auxquelles viennent se rajouter la règle du bigger and louder : chaque fois, McLane se trouve pris dans un lieu de plus en plus grand, à devoir régler une situation de plus en plus colossale. Donc, après la tour d’affaire dans Piège de Cristal (où McTiernan posait les bases du film d’action comme genre à part entière), après l’aéroport dans 58 minutes pour vivre (où Renny Harlin réalisait son meilleur film en créant la règle du bigger and louder), après New-York dans Une journée en Enfer (avec le retour de McTiernan dérrière la caméra), voici que Len Wiseman (les 2 Underworld) passe derrière la caméra pour que John McLane réalise son Retour en Enfer en devant sauver un tiers des USA de hackers sans scrupule. Len Wiseman ayant été bercé par les précédents opus décide de dépouiller son style au maximum (très…trop stylisé à l’excès dans le style Matrix dans les Underworld) en essayant de faire une réalisation efficace et sans heurts. C’est l’une des très bonnes nouvelles, surtout vis à vis des scènes craintes se déroulant sur les PCs. Les scènes de hacking sont en effet devenus des passages fréquents dans les films avec des terroristes et sont toujours filmées comme d’intenses scènes d’action avec des plans longs et chiants sur des lignes de codes, des formules sibyllines, et surtout plein de gens avec des multiécrans qui ouvrent plein de fenêtre tout en tapant frénétiquement sur le clavier. Ici Wiseman est un homme sage (ah ah) et décide de bâcler ces scènes avec un plan sur l’écran (on est devant un ordi), un plan sur le clavier (il fait quelque chose sur son ordi) et basta. Pas de faux suspens débile et pas de dialogues nerds qui s’éternisent, et rien que pour ça je mettrai la moyenne à n’importe quel film. Bon, tout n’est pas rose au niveau de la réalisation : les scènes d’actions sont souvent un poil just (filmées avec un découpage pas top, ou un brin trop surdécoupées sans tomber ans l’outrance d’un Michael Bay) et ça manque de vraies idées de mise en scène. Néanmoins, dans sa volonté de décliner la série sans prendre le moindre risque, Wiseman s’en sort avec les honneurs.
Aaaaaaaah une voiture !
Après au niveau du scénario, c’ets un peu la même came : on passe à côté de pas mal s de clichés gênants, on en évite pas certains (rhhhhaaaaaaa ! forcément y a des français dans les méchants ! bon heureusement c’est le cas du plus cool d’entre eux mais quand même), mais globalement ce qui permet de ne pas passer un mauvais moment c’est que la suspension d’incrédulité n’est pas trop mise à mal : les moments où les méchants ou McLane font des trucs débiles ou pas crédibles du tout restent rares. Alors oui j’entends une voix qui me dit « oui mais bon un F35 contre un 35 tonnes ? » ce à quoi je répondrai : bigger and louder. Et puis bon dans le premier il se jetait d’une tour avec une lance à incendie hein ? Mais surtout ce qui ressort du film c’est que si on enlève des films comme Blade 2 ou Matrix qui rajoutent du fantastique ou de la s.f., c’est le premier film d’action premier degré à être réussi à ce degré là depuis…ouh là…euh depuis…bref…ça faisait longtemps ! On a la sensation de voir un film des années 80…Et pour une fois c’est une bonne nouvelle ! 5/6 (« Alright, that’s enough of this Kung-Fu shit » : La plus belle déclaration d’intention d’un film d’action depuis Matrix) ~Vous voulez réagir ? Si vous êtes inscrits allez en parler dans le forum. Sinon, inscrivez-vous !~ |
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| Marv Chroniqueur |
LIVE FREE OR DIE HARD de Len Wiseman
L’histoire : Un méchant (très très méchant) est tellement patriote et logique qu’il attaque son propre pays avec une bande de nerds et une asiatique ceinture marron en kung-fu. Pour sauver l’Amérique, il va bien falloir un républicain armé d’un crâne chauve et d’un geek insupportable. Ah et si il pouvait sauver sa fille en chemin, ça serait cool. Youpie kay yeah ? PIEGE DE PELICULLE 58 MINUTES POUR PLEURER UNE JOURNÉE DE GACHÉE : RETOUR EN ENFER SUR UN ECHEC Avec 12 ans de developpment hell dont une dizaine de « j’y vais – j’y vais pas » de la part du Bruce Willis, il était difficile de croire en un Quatrième Die Hard. Mais la demande fut telle que la Fox nous a généreusement aménagé un blockbuster surfriqué (110 Millions de biftons quand même) juste pour nous faire plaisir, sûrement. Et puis il y a eu cette étrange nouvelle, le réalisateur d’Underworld 1 et 2 appelé à la barre. Et là sur la Toile, ça a commencé a fusé « Qu’est-ce que c’est que ce tâcheron derrière nôtre cher et tendre John McClane », « ça y est, c’est foutu », « ça égalera jamais le 1 et le 3 », etc. Mais moi je me suis dit qu’après un Underworld 2 bourrin et décomplexé en termes d’action, on pouvait donner sa chance au petit gars et que même avec un scénar qui apparemment reprenait en gros la trame du 3 en la transposant à Washington, il y avait de quoi s’amuser. Mieux encore, voir l’enthousiasme général derrière le métrage (« Le meilleur film d’action que j’ai vu depuis longtemps » m’a confessé un collègue dont je tairai le nom par pudeur) autant chez les cinéphiles que le grand public que la presse et après un trailer franchement excitant, il y avait de quoi se dire, au pire, que ça devrait valoir a peu près Die Hard 2 (en gros le meilleur film de Renny Harlin, le Brett Rattner des années 85-95). Sans réelle attente, je ne m’attendais donc pas à une telle surprise, à savoir, un désastre. Car oui, je l’affirme, Die Hard 4 est tout ce que vous voulez sauf un bon film. C’est même une pure merde, on peut le dire. Est-ce que c’est bien filmé ? Non. Est-ce que c’est bien interprété ? Non. Est-ce que c’est bien écrit ? Non. Est-ce que c’est bien cadré ? Non. Est-ce que c’est bien monté ? Non. Non, non et non. N’est pas McTiernan qui veut, on peut le concevoir sans peine, mais là le concept est de reprendre une géniale franchise avec une grosse dose de cynisme, une incommensurable bêtise et une incompétence qui font peine a voir. Pour bien mesurer l’ampleur de la catastrophe, il suffit de voir et de comprendre comment son élaboration a été pensée comme une étude marketing pour bidon de lessive. D’abord en guise de scénar, on aura droit à ne mixture improbable de tout ce qui est à la mode en ce moment, sans jamais un soupçon d’originalité, ne serait-ce que dans les scènes d’action. Outre les nombreuses et foireuses références aux précédents films de la série (dont un final couillon qui place le yippie kay yeah de la pire des manières envisageables), on retrouve donc : Un hacker qui prend en otage le monde (enfin les usa) pour un hold-up ? Même à l’époque d’Opération Espadon c’était déjà du vu et revu. La première scène d’action (un gunfight dans l’appart du geek sur lequel je reviendrai plus tard) est un décalque de celui de 16 Blocs, un film avec…Bruce Willis, tiens donc. Un homme-araignée ? Adepte du free-running ? joué par un frenchy yamakazi ? Casino Royale a eu l’idée un an avant et en l’exploitant 1000 fois mieux. Une asiat’ adepte de kung-fu ? Faut-il vraiment que j’énumère la dizaine de films où Lucy Liu lève la papatte ? Et le pire, c’est carrément la reprise de centaines de scènes éculées dans 24 heures chrono. Un sidekick qui joue du clavier comme Hendrix de la guitare ? 24, saison 2 et 3 Un montage monté par les méchants pour se foutre de la gueule des gentils ? 24, saison 2 Un patriote qui attaque son propre pays (je me marre) ? 24, saison 3 La ville s’éteint et il faut tout redémarrer ? 24, saison 4 Une fausse alerte à l’anthrax dans les locaux des fédéraux ? 24, saison 3 La moitié de l’intrigue évolue dans les locaux des fédéraux au fait ?24, toutes les saisons Les flics attaquent le héros ? 24, toutes les saisons Une justification des républicains dans l’amérique post-11 septembre ? 24, saison 2 et 4 Des phrases de débiles sensés résumer le caractère ou la philo de comptoir du héros à la fin du film ? 24, les derniers épisodes L’usine technologique explose ? 24, saison 5 (même manière, exactement les même plans) On kidnappe la fille du héros ? 24, saison 1, 2, 3 (mais aussi la moitié des actioners des 80’s) Faire des centaines de kilomètres en quelques minutes ? Même les incohérences viennent de 24 ! Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Parce qu’il reste encore deux scènes d’action, a savoir la voiture dans l’hélico et le final opposant Willis à un F-36 (mais oui bien sûr, pour protéger ou détruire un site, on envoie toujours un seul avion, c’est bien connu, l’Amérique n’a qu’un avion et trois hélicoptères en tout, tout le monde sait ça). Et là vous allez me dire « Ah, là tu peux rien dire, ça c’est top-original ». Mais non. Une voiture contre un hélico, en dehors des Bonds, on l’a vu récemment dans les G.T.A., mais bon admettons que ni le réal ni aucun des 30 scénaristes et script-doctors n’ait jamais joué à G.T.A ou vu un Bond de leur vie (mais bien sûr, on y croit), un avion de chasse contre un homme seul, c’était dans True Lies (et Metal Gear Solid 1 et 2. Et Octopussy. Et ainsi de suite.). Mais même, faisons preuve d’ouverture (un mot passe-partout pour faire passer n’importe quoi ces temps-ci, au cinéma comme dans n'importe quel média) et faisons semblant pendant une minute que l’originalité dans les films d’actions ça n’existe plus et qu’il faut l’accepter (ce qui est complètement faux), on a encore de gros problèmes. Le cadrage est moche, terriblement moche, mais aussi trop jeuniste, entre mouvements de caméras injustifiés (et vas-y que je te mette des pseudos-caméras à l’épaule inutiles) et l’incompréhension totale de la manière dont il faut rendre l’espace à l’écran pour qu’elle soit lisible. Et là intervient le montage. Parce qu’il y a dans le film autant de plans de plus de 8 secondes que de morts dans La Coccinelle revient. La violence, tiens parlons-en. Le PG-13 du film, on le sent tout le temps. Bonne chance pour trouver du sang qui gicle ou des morts un minimum gores (a part le coup du broyeur, copié-collé au plan près de Permis de Tuer sur la mort de Benicio Del Toro sauf que même dans le Bond, y’avait du sang). La plupart des coups que se prend Willis, il se les fait lui-même, quand une balle touche quelqu’un (a part Willis hein), il y aura au mieux un petit trou sans sang, mais la plupart du temps il faudra se contenter de gens qui tombent, sans traces. Rajoutez à cela une photo constamment sous éclairée, granuleuse sans aucune raison et qui ne conserve aucune cohérence stylistique avec les trois autres films (mais en a une avec 24, oh comme c’est bizarre toutes ces coïncidences). Tout est fait donc, pour rendre l’action, moche à gerber, chiante, et surtout illisible. (Et dire qu’on critiquait Tony Scott - sic). Vous pensiez que Casino Royale était surdécoupé ? Ici c’est pire, c’est plus que pire. Vous pensiez que les combats de Batman Begins étaient un véritable foutoir ? Attendez un peu de voir ceux de Die Hard 4. Certes on apercevra ici ou là un bras flou virevoltant ou un poing le temps d’une frame fugace, mais pas plus (et pas que dans la scène avec la sous-lucy liu, loin de là) Oui un film d’action doit être rythmé, rapide. Mais trop rythmé, ça veut pas dire bien rythmé. Ça veut juste dire trop rythmé. Je comprends que ce n’est pas McTiernan qui réalise mais nom de dieu, y’a un minimum ! Un plan large de temps en temps, c’est tout ce que je demande ! Un mouvement de caméra logique et qui n’est pas du copier/coller, c’est vraiment trop demandé ?? La réalisation n’a aucun point de vue de mise en scène. Le but du réal (si on peut appeler ça un réal, j’opterais plutôt pour un yes-man servile parfumé à l’odeur d’entrejambe d’exécutifs uniquement présent sur les plans impliquant Willis, suivis d’un directeur de la photo a coté de la plaque commandant a des cadreurs distraits et des assistants-réal amateurs, oui toute une équipe de bras cassés, carrément) c’est de compter les fuck prononcés pour pas dépasser le quota (dixit les interviews promo, j'invente rien), et par contre d’exploser celui de punchlines débiles. Même Renny Harlin respectait les codes de la saga imposés par McT dès le premier épisode c'est-à-dire, en reprenant les règles du Western classique, inspirés eux-mêmes du théatre : unité de temps (tout se déroule sur quelques heures, maxi), unité de lieu (l’immeuble nakatomi, l’aéroport ou la ville de new-york), unité d’action. Die Hard 4 casse des règles qui avaient des raisons d’exister et se marginalise totalement face aux trois autres films. Pourquoi appeler un film Die Hard si ce n’est pas pour faire un Die Hard ? Et qu'on ne vienne pas me parler d'un prétexte de surenchère... Pour ce qui est des punchlines, Willis s’y connaît et par moments, il retrouve presque son niveau de Die Hard 2. Mais on a une fois encore un problème se rajoutant à l’ensemble : la direction d’acteurs. Les personnages n’existent jamais. C’est une suite sans fin de caricatures débiles jouées par des acteurs mal dirigés quand ils ne sont pas juste incompétents. Le scénar n’aide pas et malgré le fait qu’il y ait certaines personnes prometteuses (Timothy Olyphant et Mary Elizabeth Winstead) ils se retrouvent tous aussi nuls a chier que des trentenaires cocaïnomanes jouant des lycéens platoniques dans des productions AB, la palme revenant à Justin Long (voilà on y vient), totalement insupportable de son premier à son dernier plan. Le meilleur moment du film ? C’est quand il se prend une balle dans le genou ! Le reste du temps, difficile de penser à autre chose en le voyant que « ferme ta gueule. Mais ferme ta gueule. FERME ! TA ! GUEULE ! ». Sensé symbolisé le peuple geek, il n’en représente que l’exécrable minorité d’ados attardés dénués de vie sociale. Et vas-y que je te montre des statues Bowen Marvel pour te mettre les geeks dans la poche, oh comme c’est rigolo, Mcclane casse le Spawn, les méchants pètent le terminator…Oh tiens, encore mieux, on met Kevin Smith en gros geek débilos fan de Star Wars dont on ressortira un dialogue ahurissant tellement il est hors-sujet qu’il en restera comme un cas d’école à nanarland : -kevin smith : « Vous êtes un fan de Boba Fett ? » -Bruce Willis : « Non, de Star Wars » Nom de Dieu… Et la mascarade ne s’arrête pas là (penses-tu) mais il est suivi d’un festival d’incohérences et de foutage de gueules si grossiers qu’on se demande presque si ils ne sont pas pensés. Le pire ? l’intrusion de la politique dans le film. Alors je sais que McClane est un gros républicain, évidemment, il est un pur produit des années Reagan. Sauf qu’on s’en fout de la politique dans Die Hard. On s’en fout de savoir pour qui vote qui. On s’en fout des bouts de débats caricaturaux entre le geek démocrate et le flic républicain. On s’en fout, on s’en fout ! la marque de fabrique des autres Die Hard, c'est justement de dire que la connerie humaine ne sert de la politique que comme d'un alibi. dans le 4 on vous dit que le méchant n'est qu'un vulgaire voleur (ouah wiseman s'est souvenu d'une phrase des McT, quel exploit !!!) mais on n'oublie pas de vous asséner le discours du dernier congrés républicain avec la délicatesse d'un hipopotamme. Et je commence pas les incohérences de scénarios, sinon j’en ai encore pour dix pages. Citons aussi une musique invisible (Michael Kamen se retourne dans sa tombe) et un montage sonore comique (c’est carrément du cartoon). Si seulement c’était drôle. Même au second degré. Mais c’est pathétique. Si seulement c’était un film d’action ne serait-ce que potable. Ne serait-ce que vraiment bourrin. Parce que là aussi, il faudra repasser. Sorti de la bande-annonce du film, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Die Hard 1 et 3 n’étaient pas que de bons films d’actions, il les révolutionnaient. McTiernan questionnait la caméra sur la façon dont on rendait l’action, en mettant au goût du jour, les vieilles leçons de son maître, John Ford. C’était un théoricien, un technicien et un penseur du cinéma. Il réfléchissait constamment sur le rapport de l’individu à son environnement, sur ce qu’implique le fait qu’un homme seul en tue une dizaine d’autres de façon crédible, dans un monde réel et moderne. Tout en adoptant un humour respectueux du genre et tout le temps justifié par l’intermédiaire d’un Bruce Willis alors vraiment malchanceux et qui s’en prenait vraiment plein la gueule, sorte de fils spirituel de John Wayne prenant vie dans les années Reagan. Ici McClane n’a plus rien de diffèrent d’un Jack Bauer ou d’un Bond, sauf qu’il est has-been, chauve et qu’il est devenu un vieux con (exactement comme Jack Bauer donc finalement). Physiquement, ce n’est plus cette serpillière a prendre et donner des coups, c’est juste un flingueur hors-pair capable de faire des chutes de 20 mètres sur les genoux sans avoir mal. La dernière scène d’action (la meilleure du film) le montre avec le chasseur. C’est beau et sympa, un camion contre un avion, et un homme a mains nues sur un avion et un avion qui explose presque par enchantement, mais c’est jamais crédible (faut dire que le pilote est aussi futé que les scénaristes, on se demande si il a appris autre chose que le décollage et encore, dans flight simulator 4.) Je me marre encore en pensant à Willis qui défendait le film pendant la tournée promo en affirmant que toutes les cascades étaient réelles, qu’il n’y avait quasiment pas un plan remanié en CGI. Bah bien sûr Bruce. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu… Au passage, il y a quelque chose de délicieusement ironique à voir que la carrière de Willis à 52 ans est en train de se retrouver dans la même position que Stallonne, un autre baron du film d’action, quand lui aussi avait 52 ans, à peu près à l’époque de Cliffhanger dont lui aussi on jetait des lauriers et qui était réalisé par…Renny Harlin, tiens comment on se retrouve. Faudra-t-il encore 10 ans à Willis pour un nouveau beau come-back digne de ce nom ? Si je fais une digression sur Willis, c’est bien parce que le film ne mérite rien d’autre que le mépris ou l’ignorance. Le mépris, on le retrouve surtout pour le spectateur, qui n’a visiblement pas compris qu’il s’est fait mettre sans vaseline et qu’on vient de lui ruiner l’un de plus beaux personnages de son enfance. Après Alien, Predator, Resident Evil, X-men, les Fantastic Four et d’autres encore, on commence à avoir la mauvaise habitude à la Fox de confondre sa tête avec son cul… Mais il faut croire que les attentes des gens baissent avec le temps et qu’il suffit d’une star, d’un humour d’une connerie crasse et d’une campagne marketing maousse pour qu’un film plaise. Et j’en profite pour crier un coup de gueule. Ras-le-bol de ces soi-disant fans qui ne se posent aucune question sur le cinéma et qui cautionnent un système propice à engendrer les pires nanars alors qu’ils démontent des films à la parution de la première photo de tournage disponible, ras-le-bol de ces costards-cravates qui se réfugient derrière des yes-men de plus en plus lamentables incapables d’assurer ne serait-ce que la technique et ras-le-bol de la pensée unique dépourvue d’arguments, de mémoire et surtout de culture. Un cri du cœur d’un vrai cinéphile. A bon entendeur, mes chers détracteurs, la baballe est dans vôtre campcamp. Yippie kay-yeah, motherfuckers… 0,5/6 Un demi-point pour des plans et des punchlines qu’on voit déjà en entier dans la bande-annonce. Ce film est une parodie, une insulte pour les fans, pour les cinéphiles, pour les spectateurs, pour les geeks, pour les nerds, pour la franchise et surtout pour McTiernan. A réserver à ceux pour qui l’art de la mise en scène et du montage sont un mystère, ou qui s’en foutent pour l'occasion... Comme quoi, suffit pas de faire juste du pseudo-bourrin boum-boum pour faire un vrai bon film d’action… P.S. : je crois que j’ai compris l’engouement général pour le film. C’est le syndrome Demain ne meurt jamais (ou un autre avant lui) : très bonne critique, énorme succès, grand public satisfait…Et démontage de la part des fans hardcore, consternés de l’abrutissement de masse. Retenez bien les noms de ceux qui se ridiculisent en louanges (je parle de la presse en particulier et de vôtre entourage en général) et qui vont se réveiller avec une sévère gueule de bois d’ici quelques années. Les retournements de vestes sont pré-programmés. Vous ne me croyez pas ? Vous pensez que je suis de mauvaise foi ? Attendez quelques années et vous verrez… ~Vous voulez réagir, bande de motherfuckers ? mais ça ne m'étonne pas ! Si vous êtes inscrits allez en parler dans le forum. Sinon, inscrivez-vous !~
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