

Critiques - Films Américains (189 topics, 217 messages) Dernier message par Adinaieros, le 28/01 à 17:06:47 |
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| Adinaieros Rédac' chef ![]() |
Rear Window d’Alfred Hitchcock
Hitch sort tout juste de l’échec de La Corde lorsqu’il lance le projet de Rear Window (6 ans entre les sorties des 2 films néanmoins), bien que les 2 films se déroulent suivant le même principe de vase clos. Le fait est à noter, car il montre bien à quel point à ce moment là de sa carrière, il a convaincu tous les studios de sa capacité à rebondir, et à proposer des films populaires et applaudis par la critique. Et comment ne pas applaudir un tel chef d’œuvre ? (même si le mot perd tout son sens dans une filmo comprenant Psychose, Le crime était presque parfait, Les Oiseaux, Sueurs Froides,…) On retrouve donc James Stewart -le monsieur tout le monde pour Hitchcock-, ici dans le rôle d’un reporter photographe immobilisé chez lui pour cause de fracture à la jambe, qui faute de vouloir s’engager avec la parfaite (mais trop parfaite) Grace Kelly, va se tourner vers l’observation de ses voisins…jusqu’au moment où il va surprendre des agissements suspects dans l’appartement en face. Tout le film est basé sur l’inconnue suivante : est ce que le crime soupçonné a été vraiment commis ? et si c’est le cas comment le prouver en étant dans une chaise roulante ? Avec une économie de moyen apparents, le film soulève une tension quasi permanente. Et c’est dans les mots « apparents » et « quasi » que se joue la puissance du réalisateur anglais. Apparents parce que l’intégralité de l’immeuble est un décors studio. Le film arrive à ne jamais le laisser transparaître, en jouant en permanence sur la manière de le filmer : on est dans l’appartement avec James Stewart et donc on a un regard très directif sur l’environnement. On est d’ailleurs placé dans une double position de voyeur assez ironique, observant l’obervateur. Et donc tension quasi permanente car le film joue sur un pitch tellement faible (en fait je rappelle qu’on ne fait qu’observer un mec qui regarde ce qu’il se passe en face, niveau facilité pour chopper l’intérêt du spectateur on a vu mieux) que l’astuce trouvée par le maître fut de diluer cette intrigue par des sous intrigues qui permettent de décompresser le récit principal. Et ça passe grâce au sens du rythme parfait du réalisateur anglais. Avant de conclure je toucherai 2 mots de l’interprétation qui est de haut niveau (faut dire que le maître du suspens était connu pour sa direction d’acteur) : si James Stewart est impressionnant dans les dialogues ciselés concoctés par Hayes, on est scotché par la pétillance et la facilité dans des registres différents de Grace Kelly qui est à 2 doigts de voler le film. Le vrai début de ce qui sera une carrière trop courte. 5.5/6 (voyeurisme, place de la femme dans la société, place des deux sexes dans le couple, complexité de tous les rapports humains : un film somme qui part d’un postulat d’une clarté confinant à la simplicité. Du grand art.) ~Vous voulez réagir ? Si vous êtes inscrits allez en parler dans le forum. Sinon, inscrivez-vous !~ |
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