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Chroniques ciné
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Topic "Dossier FREDDY KRUEGER : la science des cauchemars" (Messages 1 à 8 sur 8) Fil RSS des messages de ce topic
Dernier message par Marv, le 13/09 à 00:26:04
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Marv
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http://www.fantasfilm.com/image/Scan10426.jpg
le 12/09/2006 à 18:24:02
Acces au message Dossier FREDDY KRUEGER : la science des cauchemars

Tout d'abord deux anecdotes.

Première anecdote : Quand il était enfant, Wes Craven était terrifié par le clochard du village, une espèce de croquemitaine bourru. Un jour en regardant par la fenêtre de sa maison, il le vit dans son jardin. Il était là, avec son chapeau, son visage défiguré par la guerre, son vieil imper troué, son pull dégeulasse a rayures rouges et vertes et immobile, il fixait le gamin à sa fenêtre. Complètement terrorisé, le petit Wes se réfugia sous son lit et attendit courageusement quelques minutes, puis il ressortit et regarda a nouveau par la fenêtre. Le vieux clodo était toujours là, a le fixer, le visage dans l'ombre.

Deuxième anecdote :  Wes Craven est maintenant un "jeune" (déjà 45 ans quand même) réalisateur plus ou moins à la mode, suite a ses 2 premiers succès, La Dernière maison sur la gauche et La Colline a des yeux.
Il tombe sur un fait divers dans un journal : des réfugiés de guerre traumatisés meurent dans leur sommeil, après avoir hurlé et s'être débattus sans qu'on arrive à les réveiller. Leur cauchemars auraient provoqués un choc suffisant pour les tuer de crise cardiaque.


Bon, a partir de là, il serait facile de dire que Craven a crée Freddy en combinant ces deux anecdotes, mais c'est bien évidemment plus compliqué que ça... Craven, en bon prof de psychologie qu'il est, rajoute les traumas dues à l'adolescence et joue sur l'isolement des jeunes. Et bien sûr, il y a cet élément indispensable : son film tourne autour d'un tueur psychotique apparemment increvable et qui a la fâcheuse tendance de s'acharner sur des jeunes.

Ainsi naquit Freddy Krueger, croque-mitaine sadique dont le vice n'a d'égal que l'imagination, et comme dans les rêves tout est possible.... On va avoir de quoi faire !

http://www.drsplatter.com/Locandine/A%20NIGHTMARE%20ON%20ELM%20STREET%20(2).jpg


A Nightmare on Elm Street de Wes Craven

(Les Griffes de la nuit)


ÇA FAIT TOUJOURS MAL LA PREMIÈRE FOIS !
22 ans après sa sortie, ce premier épisode dévoile un constat étrange : c'est le seul film défendable de Wes Craven qui ait eu une influence positive sur le cinéma de genre (poussant les Halloween et les Vendredi 13 à se multiplier comme des lapins sous viagra). C'est aussi le seul film de Craven qui résiste à l'épreuve du temps, restant culte et efficace malgré le poids des ans (et Dieu sait que c'est dur pour un film d'horreur !).

Les Griffes de la nuit est donc bourré de qualités : c'est un vrai film de trouille ou la menace doit être prise au sérieux, même si le pitch sur le papier parait douteux. Jugez plutôt : L'esprit d'un tueur psychopathe hante les gosses des personnes qui l'ont tué, 20 ans plus tôt. Et lorsqu'il les tuent dans leurs cauchemars, ils meurent dans la réalité.
Ça parait con, dit comme ça, mais comme tous les scénars à la con, si c'est bien exploité, ça empêche pas de faire un bon film et ça peut devenir un atout au lieu d'un handicap.

Le personnage de Freddy Krueger a lui seul, est un modèle du genre : la plupart du temps silencieux (enfin à ses débuts !), dans l'ombre, et cette menace inévitable : un gant muni de lames ultra-tranchantes. Chacune de ses apparitions est un grand moment de tension et de frisson ou l'issue est impossible à prévoir. Craven a aussi la bonne idée de se servir des cauchemars pour introduire une marque de fabrique de la saga : des meurtres surréalistes et originaux. Du coup, chacun des meurtres devient aussi surprenant que terriblement violent.
Tiens, a propos de la violence du film : c'est du gore soft, ne vous y trompez pas. Certes le sang gicle par litres, mais il n'y a pas de tripailles à l'écran.

Parlons des acteurs, importants car fondateurs :
Robert Englund bien sûr dans le rôle de Freddy, bien qu'il ne soit ni vraiment le protagoniste ni vraiment très prèsent à l'écran, il impose quand même en très peu de temps un jeu convaincant malgré le latex qui lui bouffe la gueule. De formation shakespearienne, il sait habiter des personnages totalement irréalistes de façon crédible et quand il est là, on ne voit que lui... Un grand acteur.
les jeunes acteurs sont bons et retranscrivent sans peine le mal-être de l'adolescence bien qu'ils ait déjà 20 ans au moment du tournage !
À signaler aussi, c'est le tout premier film dans lequel joue le grand Johnny Depp. On peut pas dire qu'il crève encore l'écran, mais quelle entrée en matière ! Et surtout quelle sortie inoubliable ! Le gant de Freddy l'aspire au fond de son lit, et tout ce qui en ressort c'est un geyser de sang qui se déverse au plafond ! Culte !

Et que dire de ce final somptueux qui achève un premier volet génial, modèle du genre et qui a de quoi enterrer facile 98% des slashers sortis ces 15 dernières années !


5/6
Un excellent film d'horreur qui joue sur la psychologie instable des ados et sur le mythe du croque-mitaine. Culte, sanglant et jouissif... que demande le peuple ? bah une suite !


http://adinaieros.free.fr/Forum-blog/imdb.JPG

Message modifié le 12/09 à 18:24:33 par Marv.

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Marv
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le 12/09/2006 à 18:32:34
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http://www.geocities.com/Hollywood/Makeup/4303/nightmare2.jpg

A Nightmare on Elm Street 2 : Freddy's Revenge  de Jack Sholder

(La Revanche de Freddy)


PÉDALE  DURE
Après le succès dingue du premier opus, la New Line (dont c'était le premier film, et qui au passage a garanti sa survie au sein des majors) décide de surfer sur sa propre vague en lançant une suite car c'est connu : une suite fait forcément minimum un tiers des entrées du précédent film. il suffit donc que le budget soit peu élevé pour être sûr d'être rentable.

Wes Craven abandonne son bébé et sera confié à Jack Sholder, un petit yes-man limite amateur qui se voit confier une série B de luxe en quelque sorte.
N'ayant sûrement pas compris le film de Craven, Sholder va modifier la mythologie de Freddy et  faire de son film...un symbole gay des années sida !!!

Jugez plutôt l'histoire : Freddy revient hanter Elm Street  et un jeune en particulier. Il chercherait a posséder son corps, ce qui lui donnerait un moyen d'accéder à la réalité pour continuer sa sale besogne.

Du coup, Freddy 2 sera le seul film de la saga ou Freddy intervient dans la réalité pour tuer, une absurdité qui tue les règles du premier épisode, un peu comme si un vampire allait faire bronzette au soleil sans crever...
Le film devient très très Gay de scène en scène : Freddy veut ne faire qu'un avec Jesse, son hôte jeune, être (littéralement) en lui. Jesse le rejette. Il n'est pas attiré par les filles et traine dans des bars S-M, sous l'influence de Freddy... Il finit par "punir" un prof qui lui a nuit en le fouettant dans une scène de douche a se tordre de rire... et annonce son coming-out en se métamorphosant en freddy devant son meilleur ami, qui rejette sa..."maladie" !

Et la métaphore serait belle...Si elle n'était pas complètement hors de propos !
Faire de Freddy un loup-garou bis, c'est renier de belles origines et une mythologie a peine exploitée...

Reste une ou deux scènes gores, et un final marrant. Le reste est ridicule et ne fonctionne pas, tout simplement.


1/6
Freddy devient le temps d'un film, un symbole gay ! A peine le deuxième épisode, et déjà des errements dépourvues de sens...


http://adinaieros.free.fr/Forum-blog/imdb.JPG
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Marv
Chroniqueur
http://www.scifi-universe.com/upload/medias/films/freddy3_aff.jpg
le 12/09/2006 à 18:44:15
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http://nightmareonelmstreetfilms.com/image/NightmareOnElmStreet3USMoviePoster.JPG

A Nightmare on Elm Street 3 : Dream Warriors de Chuck Russel

(Freddy 3 : Les Griffes du cauchemar)


APRES LUI, LE DÉLUGE
Dernier grand sursaut de qualité de la saga, Freddy 3 est un petit bijou d'horreur des 80's, méritant à plus d'un titre.
D'abord parcequ'il révèle au grand public non pas un réalisateur, mais un excellent faiseur d'images, spécialisé dans les délires impossibles sur le papier à mettre à l'écran. Freddy 3 était son premier film, il fera ensuite ses preuves sur le Blob, The Mask, l'Effaceur, le Roi Scorpion, bref que des films qui ont en commun un sens inné du bourrin, du fun et d'idées visuelles dingues et originales.

La saga Freddy commence donc içi a ré-exploiter la vision de Craven : puisque tout est possible dans le domaine des rêves, il en va de même dans le monde des cauchemars. Freddy devient donc capable de prendre des formes innatendues, comme celle d'un serpent géant prêt a bouffer sa victime, en marionette vicieuse ou encore en télé empaleuse (faut le voir pour comprendre).
La dernière demi-heure est particulièrement jouissive : c'est un déluge d'effets spéciaux quasi-ininterrompus, un vrai rollercoaster qui fera frémir les uns de peur et de dégoût et fera délirer les autres.
L'horreur en prend un coup, certes et deviens  plus du fantastique/aventure qu'autre chose mais difficile de bouder son plaisir face à autant d'idées originales et aussi bien rendues...

A noter rayons acteurs la présence de laurence fishburne, bien avant Matrix et Patricia Arquette (Médium) dont c'est le premier film...

L'histoire s'inscrit dans cette mouvance fantastique : le scénar reprend l'histoire là ou le 1 l'avait laissée, ou plutôt quelques années plus tard. Les derniers jeunes de Elm Street, sur lesquels Freddy a juré la perte pour se venger, sont regroupés dans un hôpital psychatrique vu que personne les croient quand ils racontent qu'ils sont pourchassés dans leurs cauchemars... Arrive alors Nancy (héroine du 1) devenue pyschologue (tiens ça tombe bien). Elle va aider les jeunes a avoir confiance en eux et ainsi devenir des vrais motherfucking killers dans leurs rêves, avec super-pouvoirs et tout le toutim. Après quelques meurtres hilarants et bien sadiques, les jeunes s'unissent dans une terrible bataille contre Freddy qui va pas se laisser faire...

Oui, c'est un scénar con comme la lune, mais prétexte à des délires visuels qu'on en pourrait jamais voir ailleurs.
Alors d'accord ça ne vaut pas le 1, mais au moins on a pas l'impression de perdre son temps a regarder le film : c'est agréable, on s'amuse, on ri, on sursaute...et c'est déjà pas mal !


4/6
Excellent épisode, grâce a un sens du fun communicatif et des effest visuels dingues. L'horreur mute en Fantastique et c'est une agréable surprise...A voir !


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Marv
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http://nightmareonelmstreetfilms.com/image/NightmareOnElmStreet4FranceMoviePoster.JPG
le 12/09/2006 à 18:56:49
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http://nightmareonelmstreetfilms.com/image/NightmareOnElmStreet4UKPoster2.jpg

http://nightmareonelmstreetfilms.com/image/NightmareOnElmStreet4USMoviePoster.JPG


A Nightmare on Elm Street 4 : The Dream Master de Renny Harlin

(Freddy 4 : Le Cauchemar de Freddy)


LE TORDU ÉTAIT TORDANT
Le succès du 3ème épisode fait naître la freddy-mania en Amérique et le croque-mitine devient iconique(d'ou une affiche bondienne pour la première londonienne). Du coup, un seul mot d'ordre : poursuivre la voie engagée par le 3.
Freddy 4 est donc naturellement comique. Robert Englund n'hésitant pas a en faire des caisses épisode après épisode, renforçant son image de croque-mitaine toujours prêt a sortir une punch-line avant de lacérer ses victimes. De ce point de vue, on peut dire qu'il devient le spider-man des boogeymen, s'opposant aux psycho-rigides et muets Michael Myers et Jason Vhoores.

L'histoire est la suite directe du 3 : après s'être très facilement débarassé des réscapés du précédent épisode dès les 5 premières minutes du film, Freddy se reconcentre sur les lycéens d'Elm Street, une nouvelle génération de chair fraiche. Pas de bol, au milieu de la bande se trouve une ado qui a trouvé son point faible et qui est prêt à lui mettre une dérouillée. Mais bon, comme y'a encore 1 h 20 a combler coco, on va d'abord tuer ses meilleurs amis un par un et après on avisera hein...

Vous l'aurez compris, on cherche pas a faire dans la dentelle avec des histoire de plus en plus cons  comme la lune (On va finir par pouvoir la toucher à ce train-là) mais l'important est de trouver des prétéxtes pour mettre en valeur Freddy, dorénavant véritable héros du film pour qui on a une sympathie telle qu'on est  entre la tristesse de le voir mourir a chaque fin de film, et la joie de savoir pertinemment qu'il finira par revenir forcément au prochain épisode...On tue pas impunément quelqu'un d'immortel !

Quelques mots sur le réal, vu que c'est Renny Harlin. Pour ceux qui connaissent pas le bonhomme, on peut le définir comme le michael Bay finlandais : un taré, quoi. Freddy 4 était son premier film américain, et son gros succès lui a permis d'arriver à la réal de Die Hard 2 (!!!), Cliffhanger (!!!), et puis d'enchaîner sur des navets comme Driven, L'Exorciste 4, ect,...
Si il n'est pas vraiment un metteur en scène, il arrive a garder un rythme idéal, et c'est a peu près ce qui compte le plus cette fois...

Les meurtres sont toujours aussi jouissifs, originaux et bien trouvés, et ils sont même carrément tordus dans celui-là... C'est même avec la prestation toujours aussi chtarbée de Robert Englund la principal qualité du film.

Ce 4ème volet a juste le défaut d'être moins original et délirant que le 3ème, mais il est plus drôle... Un bien pour un mal, donc.


3,5/6
Un épisode à la croisée des chemins, qui correspond parfaitement à l'idée qu'on se fait de Freddy.
On est cette fois plus dans le registre de la comédie horrifique et du coup, aussi du plaisir coupable.
un film peu recommandable, mais qui parlera forcément aux plus déviants d'entre vous...


http://adinaieros.free.fr/Forum-blog/imdb.JPG

Message modifié le 12/09 à 19:49:56 par Marv.

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Marv
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le 12/09/2006 à 19:06:10
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http://nightmareonelmstreetfilms.com/image/NightmareOnElmStreet5GermanyPoster02.jpg

A Nightmare on Elm Street 5 : The Dream Child de Stephen Hopkins

(Freddy 5 : L'enfant du cauchemar
)


L'HEURE DES MAUVAIS CHOIX
Le film commence bien : on a droit aux origines revisitées de Freddy (a peine énoncées dans le 1, un poil plus exploitées dans le 3), sa conception assez tordue (une bonne soeur d'un hôpital psychatrique se fait violer par 50 psychopathes) mais c'est un début trompeur... Après quelques minutes seulement, on comprend que le film s'embarque dans une impasse qui ne pouvait mener qu'a sa perte...

Stephen Hopkins reprend la franchise le temps de ce 5ème film, et décide de prendre un tournant plus sérieux (et c'est pas n'importe qui le gars, puisque il a signé le bon Predator 2, le récent biopic de Peter Sellers avec Geoffrey Rush et il a crée et réalisé 24 heures chrono a lui tout seul quand même, c'est pas rien). Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions, et le film va encore le prouver. Le sérieux apporté aux origines de Freddy et au ton du film (style démon chrétien entre l'Exorciste et les prédateurs) va contraster a mort avec Freddy lui-même puisque Englund cabotine toujours autant (et d'ailleurs il est moins drôle cette fois mais c'est pas faute d'avoir essayé) et les meurtres sont de plus en plus cartoonesques (un personnage par exemple arrive dans un comics et se fait tuer par un super-Freddy).


L'histoire du film a aussi le cul entre deux chaises :  Vu que seule la survivante du 4 se rappele encore de Freddy, et qu'elle le latte dans le monde des rêves, le seul moyen que le griffu ait trouvé pour revenir est de se ré-incarner dans le bébé que la fille attend. Comment ? Pourquoi ? N'est-il pas immortel dans le monde des rêves ? Pourquoi se changer alors en mortel ? Rien n'est expliqué, et ce qui aurait pu être un film sur l'antéchrist moderne finit en mauvais Braindead ultra-soft sans queue ni tête. Hopkins cherche le sérieux a travers ses images religieuses (bourrées de clichés pas très fins d'ailleurs) et se fait avoir par un service des effets spéciaux qui ridiculise systématiquement le film.

Du coup le film n'est ni sérieux, ni drôle, juste raté...

0,5/6
une purge, un très mauvais épisode à oublier au plus vite. Même pas drôle au second degré, et même les fans hardcore évitent le film, ça veut déjà tout dire...
Et si on le butait pour de bon, cette fois ?


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Marv
Chroniqueur
http://nightmareonelmstreetfilms.com/image/NightmareOnElmStreet6UKPoster.JPG
le 12/09/2006 à 19:25:49
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http://nightmareonelmstreetfilms.com/image/NightmareOnElmStreet6USMoviePoster.JPG

Freddy's dead : The Final Nightmare de Rachel Talalay

(La Fin de Freddy, l'ultime cauchemar)


LA MORT DE FREDDY : L'ULTIME BORDEL
Alors là c'est le bordel total. Suite à l'échec de Freddy 5 et de la série dérivée (2 saisons), la New Line signe l'arrêt de mort de Freddy : le 6ème sera la der des der, l'explosion finale, la mort de Freddy !!!
Bienvenue donc à une espèce de fête foraine de tarés, un film somme suicidaire sur le plan artistique et qui n'a d'autre ambition que de faire plaisir aux fans !

Rachel Talalay connait bien le bonhomme, elle était assistante sur le 1 et le 2, puis productrice sur le 3 et le 4. Freddy 6 est son premier film en tant que réal, plus tard elle signera un magnifique Tank Girl et puis ne fera plus que de la télé (Ally McBeal, Dead Zone, Cold Case, Boston Justice, entre autres...). Elle bourre le film avec le plus de références possibles et de meurtres divers (les sfx sont a ce titre assez dingues, surtout sans CGI).

On a droit au milieu de ce foutoir a du Alice au pays des merveilles, le Magicien d'Oz, des cameos de johnny Depp, Bob Shaye (producteur de la saga), Alice Cooper en père fouettard de Freddy, Rosanne, Tom Arnold, la fille de Freddy en héroine, les origines définitives de Freddy et un dernier quart d'heure en 3-D (ouais avec les lunettes rouges et vertes !)...Toute une époque quoi.


tiens les origines définitives de Freddy, on y a enfin droit, et ça vaut son pesant de cacahuètes :
(tiré de Wikipédia)
Travaillant dans un asile psychiatrique, la soeur Amanda Krueger fut enfermée par mégarde (oh pas de bol !) dans une salle abritant un groupe d'aliénés mentaux et durant plusieurs jours, elle fut cachée et violée de nombreuses fois.
 A la suite de cet accident, l'asile fut désafecté (et désinfecté aussi j'espère) et Amanda donna naissance à Frederic Charles Krueger qui fut placé dans une famille d'accueil.
 Battu par son père adoptif, calomnié par les autres enfants, il développe le goût de la souffrance et de la cruauté.
 Devenu adulte, il fonde une famille, a une fille et s'installe au 1428 Elm Street, Springwood, Ohio.
 Tout semble aller mieux pour lui mais ses noirs instincts reprennent vite le dessus.
 Il interdit l'accès à la cave de leur maison à sa fille et à sa femme mais un jour, cette dernière brise le tabou et découvre que l'endroit renferme un ensemble d'armes blanches conçues par son mari, dont le célèbre gant aux quatre griffes, alors qu'une série de meurtres d'enfants traumatise la petite ville(tiens je me demande qui est derrière le coup !).
 Fou de colère, Freddy tue sa femme sous les yeux de leur petite fille. Il est arrêté par la police mais suite à un manque de preuves, il est remis en liberté(OJ, Freddy, même combat !).
 Décidés à se faire justice eux-mêmes, les parents de Springwood le retrouvent et le font brûler vif dans sa fameuse cave.
 Tous pensent alors qu'il a péri mais avant de mourir, Freddy passe un pacte avec des démons du rêve qui, en échange de sa dévotion à l'enfer, lui permettent de revenir se venger des parents en assassinant leurs enfants par le biais des songes.
 Devenu une entité quasi immortelle dans le monde de l'inconscient, le pouvoir de Freddy réside dans la peur qu'il insuffle aux enfants et aux adolescents, ce qui lui permet de faire tout ce qu'il veut et d'imaginer les plans et les transformations les plus étonnants pour terroriser ses victimes avant de les abattre sans pitié et avec une touche d'humour noir caractéristique.


des origines très très simples donc et surtout très très subtiles. (ça y est les mecs, on a dépassé la lune !)
Le film se sert de ces origines comme climax, le reste servant à un dernier one-man-shox de Englund toujours déstiné à en faire des tonnes dès qu'on le lui donne l'occasion.
C'est donc une suite de gags violents plus ou moins drôles qui aboutissent à un combat final mou et ridicule et à une mort indigne du griffu...Dommage.
le film se rattrappe plus ou moins avec le générique de fin : un superbe clip video ("Freddy est mort") montrant un best-of des 5 épisodes précédents...

Autrement dit pas grand chose à sauver pour l'enterrement...


1,5/6
C'est vraiment dommage parce qu'a peu de choses près, on aurait pu aboutir à une sorte de Freddy 3 assez fun et décompléxé pour tuer de façon cool le grand brûlé. Au lieu de ça, on a un foutoir impossible et jusqu'au boutiste dans son délire mais qui ne peut plaire à personne sauf aux fans...Bon moi, je suis fan alors ça me pose pas problème(:)


http://adinaieros.free.fr/Forum-blog/imdb.JPG
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Marv
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le 12/09/2006 à 19:36:41
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Wes Craven's New Nightmare de...Wes Craven

(Freddy sort de la nuit)


RESURRECTION ET MISE EN ABÎME
Là...ça se complique.
Wes Craven reprend sa création en main et va péter un câble.
Alors suivez bien, parce qu'il y a de quoi se perdre :
Wes Craven écrit et réalise un nouveau film de Freddy où il écrit et réalise lui-même un nouveau Freddy. Il demande à heather Lagenkamp de reprendre le rôle de Nancy mais celle-ci hésite car elle est harcelée par un maniaque au téléphone. Craven s'en sert et l'intègre au scénario du film. Dans le film, l'actrice fait des rêves étranges et tout pousse à croire que Freddy est sorti des films pour hanter la réalité et l'actrice en particulier.

Craven fait donc le coup de la mise en abîme ultime ou presque, puisqu'il met en scène 3 degrés de réalité et c'est au spectateur de les différencier : on a d'abord l'univers des 6 premiers films, ensuite on a celui du 7ème, qui est une réalité bis, et il faut mettre ça en perspective avec nôtre réalité a nous en n'oubliant pas que c'est nôtre réalité qui a crée les 7 films. Tout ça est d'autant plus difficile à assimiler que Wes Craven, Heather Lagenkamp, Robert Englund et John Saxon jouent leurs propres rôles à l'écran, sans broncher avec le plus grand naturel possible !
Et la mise en abîme est d'autant plus intéressante qu'a la fin, Heather se retrouve dans les décors et les costumes exacts de la fin du premier film alors qu'elle joue son propre rôle ! Y'a de quoi devenir schizo...


Mais le coté horreur ne suit pas, et malgré le sérieux de l'entreprise, Craven ne parvient pas faire un film d'horreur qui fout un minimum la trouille. Même Englund, jusqu'içi clownesque en est réduit a jouer les méchantes sorcières avec ce Freddy rénové, peut-être plus effrayant d'apparence, mais bon Freddy, ça fait longtemps qu'on en a plus peur....


2/6
Un difficile exercice de style filmique  assez bien trouvé et réussi mais qui reste vain avec un film qui oublie de faire peur... A réserver donc a ceux qui s'intéressent aux mises en abîme et peut-être certains fans qui retrouveront avec plaisir l'équipe d'origine qui leur avait fait passer un si bon moment, autrefois...


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Marv
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http://imagecache2.allposters.com/images/pic/153/FreddyvsJason(Advance)~Freddy-vs-Jason-Posters.jpg
le 13/09/2006 à 00:26:03
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http://www.freddyvsjason.com/flash/images/poster_poster2.jpg

Freddy Vs Jason de Ronny Yu


QUAND FREDDY RENCONTRE JASON
Près de 10 ans après le septième opus qui signait pourtant une fin en soi (sans parler du 6ème qui s'intitulait tout de même "la Fin de Freddy") Freddy revient donc, non pas dans un épisode dédié à sa gloire, mais dans un crossover !
Après en fait 15 ans de developpment hell (la rencontre était prévue depuis 1988 dans un film qui est finalement devenu Vendredi 13 VII) la New Line se décide enfin a mettre en chantier le crossover, bien obligé vu les bides énormes des derniers Jason X et Freddy 7 au box-office.
Ils engagent un réal a la mode (Ronny Yu, qui a déjà ressucité la poupée de sang avec Chucky 4) mettent un budget hors-normes pour les deux franchises (30 M $, c'est a dire 2 fois plus que d'habitude) et roulez jeunesse c'est parti pour le grand clash que les fans attendaient depuis des siècles...



Hélas, mille fois hélas, le film fait l'erreur monumentale de se concentrer sur les djeuns pris entre les deux feux. Du coup, les 2 croque-mitaines sont ridiculisés car servis l'un contre l'autre. Le choc des titans promis n'aura donc pas lieu, ou du moins pas comme on l'avait espéré...

Jason tire son épingle du jeu en s'attribuant la plupart des meurtres du film (Freddy n'en a que 2 à son actif et au passage c'est révélateur vu que Jason a toujours été plus "productif" que le griffu de ce coté-là) et Freddy de son coté retrouve sa grande forme des épisodes 3 et 4 et on en revient au one-man-show comique de Englund toutefois içi largement plus intéressant pour le grand public vu le soin apporté aux effets spéciaux. pour la première fois Freddy a droit aux images de synthèse et peut se permettre de nouveaux délires visuels particulièrement savoureux, le tout finissant par un duel sympathiquement bourrin (mais trop court et surtout trop tardif) entre les deux monstres du 7ème art.

Et a bien y réfléchir, le reste, on s'en fout...

4/6
Comme tous les grands crossovers (Alien Vs Predator, King Kong Vs Godzilla) c'est un rendez-vous manqué auquel on a droit. Cela dit le film est traversé de quelques scènes assez épiques avec les deux géants pour sauver les meubles et ça peut suffire à notre bonheur.
Mais bon sang, ça aurait pu être tellement plus...


http://adinaieros.free.fr/Forum-blog/imdb.JPG


Vu le succès du crossover (plus de 100 M $ en salles, et encore plus en dvd et locations) tout indique un futur Freddy Vs Jason 2, voire un Freddy Vs Jason Vs Ash...Quoi qu'il en soit le croque-mitaine au pull rayé n'est pas prêt de rendre son bulletin de naissance, pour le meilleur et surtout pour le pire !

FREDDY LIVES FOREVER !
http://www.nightmareonelmstreet.com/gallery/images/img0005.jpg



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