

Articles & Dossiers (18 topics, 67 messages) Dernier message par Adinaieros, le 24/08 à 00:18:56 |
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| Adinaieros Rédac' chef |
…des trilogies du passé… Dead man’s chest vient de sortir mais il a été tourné en même temps que At world’s end, troisième volet des aventures des pirates qui sortira l’année prochaine. On est donc dans la démarche de trilogie devenue habituelle et fashion dans les grandes productions de ce style. Habituelle certes mais traitée différemment suivant les œuvres concernées. La majorité, vendues comme des trilogies, sont en réalité 3 films qui se font après succès du précédent, X-men en étant le plus récent représentant. Cette démarche trouve sa limite directe dans le fait que ces films ne sont jamais penser comme une entité, ou si c’est le cas uniquement dans une démarche d’écriture à rebours lorsque les scénaristes tentent de recoller les morceaux lors de l’écriture du troisième opus. Qui plus est la fibre mercantile étant rarement étanchée après le troisième opus, on se retrouve parfois avec un côté marketing assez vomitif comme dans le cadre d’X-Men où le troisième volet nous a été présenté comme « l’ultime volet de la trilogie »…qui va être suivi dans peu de temps par un quatrième film. Il y a aussi des cas assez unique (sur lequel je reviendrai à l’occasion) comme celui du Seigneur des Anneaux qui a été tournée en une fois et qui était une trilogie dès l’écriture de l’adaptation. Le film est devenu de par sa qualité (aussi bien générale que pour chacun des films) une référence mais aussi un graal quasi inaccessible car peu d’œuvres peuvent se targuer d’avoir autant de lecteurs à travers le monde et justifier par la même la mise en chantier de 3 films. De plus de par le carcan de fidélité à l’auteur, le Seigneur des Anneaux a une place un peu part dans le paysage des trilogie à grand succès. On peut rajouter dans les cas unique celui de la prélogie Star Wars (épisodes 1 à 3 donc) qui a non seulement été écrite directement comme une trilogie mais qui est de surcroît une immonde purge…(mais je reviendrai là dessus à une autre occasion lors d’un autre article polémique) bien qu’elle soit l’unique exemple de trilogie conçue comme la suite (enfin là, préquelle) d’une autre trilogie.
Ce qui nous amène à parler enfin du cas qui nous intéresse ici : celui des films qui ayant eu énormément de succès ont engendres d’office 2 suites. Dans cette catégorie on retrouve principalement les vrais Star Wars (la trilogie culte par excellence, celle qui a initiée ce mouvement), les Retour vers le Futur, les Matrix et donc les Pirates des Caraïbes. Et le point de vue -qui va me valoir des jets de pierres mais j’assume- que je vais développer de suite c’est que le vrai descendant de Star Wars 4-5-6, c’est bien parti pour être la trilogie Pirates des Caraïbes. …et plus encore de Star Wars On rentre dans le domaine du spoiler…vous voilà prévenu
Oui je sais ce que vous pensez : « Adi, il a pété son câble, il a fumé son neurone, c’est ça de se sniffer un rail de coke de la taille du Sri-Lanka »… mais je persiste et signe : le vrai descendant de Luke Skywalker c’est Will Turner. Et ce, à deux échelles. Tout d’abord, à celle amusante du jeu des sept erreurs. Sans vouloir tomber dans des raccourcis débiles et des comparaisons à l’emporte pièce, PdC reprend de nombreux traits spécifiques de SW et ce en nombre trop important pour être négligé. On retrouve le même type de persos : Will/Luke (jeune homme un peu naïf mais qui va se révéler a n destin exceptionnel) donc, Elizabeth/Leia (fille de noble, riche et aventureuse), Jack/Han (filou, bandit mais gentil), Cotton/Chewie (compagnon a vocation comique du précédent), Barbossa/Dark Vador (méchant du premier opus), Davy Jones/Empereur (méchant du deuxième et troisiéme film) . Même le Black Pearl est un copié/collé du Millenium Falcon (si je vous dit qu’il n’y a pas plus rapide que lui comme vaisseau duquel je parle ?).
Mais si ce n’était que cela ça ne serait pas grand chose, on retrouve également des éléments dramatiques clairement identiques : par exemple le retour de Barbossa à la fin de Dead Man Chest dans ce cliffhanger plein de questions, rappelle le fameux « je suis ton père » de Vador à la fin de Empire Strikes Back. D’ailleurs ce type de fin avec une histoire absolument pas finie rappelle ESB ou à la rigueur Retour vers le futur 2 beaucoup plus que le cliff tout pourri à la fin de Matrix Reloadedqui se terminait au milieu d’une scène laissant tout les personnages à divers endroit en pleine action, là où PdC et SW laissent nos héros en pleins bouleversements certes mais après la tempête. On peut aussi voir sans trop se forcer dans le baiser Elizabeth/Jack un miroir déformant de celui de Leia/Luke : dans les deux cas c’est le perso féminin qui prend l’initiative et dans les deux cas le baiser est vu par le véritable amour des héroïnes dans un but de manipulation. Quand à la fin de Sparrow dans la gueule du Kraken ne me dites pas que personne n’a vu le mix entre la fin de Han Solo dans la carbonite (dans les deux cas le reste des héros va chercher dans le troisième film à les sauver) et le grand Sarlac. Jusqu’à la scène bonus post générique qui reprend la royauté de C3P0 chez les Ewoks. La liste est longue et ce sans que At world’s end soit sorti. Mais encore une fois ce décalque léger (on n’y pense qu’en se remémorant le film) ne justifierait pas mon point de vue polémique si ce n’était une comparaison située à une autre échelle.
Comme je le disais dans la critique de The curse of the Black Pearl, ce qui est l’étendard de PdC c’est avant tout le fun à l’état pur. Le but c’est l’aventure, de faire des trucs trop grand pour la vraie vie mais qui nous font bondir du siège…un peu comme Star Wars à l’époque. On retrouve en effet aussi ici ce mélange entre action, voyage, humour, suspens, qu’y avait si bien marché dans la trilogie de Georges Lucas. Mais depuis le public a changé et l’on ne cherche plus forcément la même chose, on cherche à être constamment surpris : c’est pourquoi le premier Pirates a si bien marché d’ailleurs, parce qu’il proposait un divertissement inattendu, quasi salutaire et particulièrement bien ficelé. Et c’est aussi pourquoi le deuxième semble produire autant de déception : il ressemble trop au premier –ce qui déçoit- mais pourtant il est foncièrement différent. Les structures narratives sont certes les même mais ont des buts et des enjeux différents que dans le premier volet. Comme celles de A new hope qu’on retrouve déformées dans Empire Strikes back. Alors * s’il te plait public * (voix de Franck Dubosc) : n’oublie pas que ce que tu vas voir c’est un divertissement, range ton cerveau, cesse d’analyser le film et laisse toi porter… Sinon ce qui rend aussi les 2 sagas si similaires c’est le même sens du décalage : dans les deux univers le phrasé est littéraire, légèrement kitsch ce qui rend le film relativement universel et surtout intemporel ! En guise de Conclusion… …je clame haut et fort, que oui, le vrai descendant de la trilogie la plus historiquement culte, ce n’est pas le magnifique SdA qui a une place à part de part son côté adaptation, ce n’est pas Retour vers le futur qui n’a pas sa mythologie et un univers à part, ce n’est pas X-men qui n’a pas été pensé sous cette forme et qui finit en pétard mouillé, ce n’est pas la nouvelle trilogie SW qui n’a pas le quart du début d’un soupçon de qualité équivalente, ce n’est pas Matrix qui se perd complètement dans un Reloaded boursouflé et inutile mais c’est bel et bien Pirates des Caraïbes qui renoue avec un sens du divertissement décomplexé, perdu il y a un moment. Dans un an, Pirates of the Carrabeians : At World’s End sortira. Je croise les doigts mais je suis confiant : une nouvelle claque arrive…
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