

Critiques - Films Américains (189 topics, 218 messages) Dernier message par Adinaieros, le 25/05 à 10:29:14 |
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| Adinaieros Rédac' chef |
La Malédiction du Black Pearl de Gore Verbinski
Pirates + Coffre maudit + vaisseau fantôme + squelettes = ? Du fun à la louche ! Alors oui ce n’est pas un chef d’œuvre intellectuel et même les qualités techniques ne sont pas toujours au pinacle mais quel plaisir ! Bon petite liste des défauts histoire de passer au gros morceau que sont les qualités : ILM a manqué de temps pour finaliser tous les plans numériques et du coup certains sont un peu « just », Orlando Bloom –en début de carrière- est lui aussi un peu « just » dans une poignée de scènes et , pour finir, l’esprit Disney appose quelques gags passables et très premier degré (le caca du perroquet est d’une tristesse affligeante). Reste maintenant les qualités ! La plus surprenante d’entre elle est la réalisation. Gore Verbinski est loin d’être un Sam Raimi ou un Peter Jackson mais il emballe le film avec un savoir faire certain qui débouche même sur quelques images ou séquences de toute beauté (les pirates sous le bateau est l’exemple le plus flagrant). A côté de ça, ILM s’en donne à cœur joie avec des squelettes pirates du plus bel effet lors de scènes d’actions tonitruantes qui sont distillées par un scénario tout en roublardise avec plusieurs rebondissements tout ce qu’il y a de plus sympatoches. Reste enfin à parler de l’interprétation. Celle des jeunots tout d’abord : Orlando Bloom et Kieira Knightley s’en sortent sans réelles difficultés, campant de manière extrêmement glamour leur personnages (quelques rares fausses notes de la part de l’ex-Legolas mais rien de gênant). Geoffrey Rush s’éclate en Barbossa mais malgré une interprétation génialissime reste en deçà du numéro d’équilibriste proposé par un Johnny Depp hors-concours qui pulvérise le côté « Disneynien » du métrage en incarnant le personnage de Jack Sparrow comme une rock star fantasque. Il propulse à lui seul le film vers des sphères insoupçonnables. Cerise sur le gâteau ? Le film ne souffre aucunement de revisionnage ! Et ce grâce à quoi ? Grâce à une bonne dose de fun moussaillon ! 5.5/6 (ouais ! rien de moins ! Après la première vision je me suis pris pour un pirate pendant une semaine complète faut dire !) |
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| Adinaieros Rédac' chef ![]() |
Le Secret du Coffre Maudit de Gore Verbinski
Si Jack Sparrow est le capitaine du Black Pearl, c’est parce qu’il a passé un pacte avec Davy Jones, le capitaine du Hollandais Volant, pacte qui doit maintenant être payé…Pendant ce temps, sur le point de se marier, Will et Elizabeth sont obligés de remettre la noce à plus tard et doivent partir à la recherche de Sparrow… Vu comme j’avais apprécié le premier opus, j’attendais beaucoup de cette séquelle et c’est pourquoi une grande déception m’a étreint lors de la première demi-heure : quel besoin y avait il de rajouter ces scènes sur l’île aux cannibales qui ne font absolument pas avancer l’histoire alors que le film dure 2h30 ? hein ? Quel besoin ? Je vais y revenir… Mais avant cela passons sans tarder aux qualités. Le film nous fait retrouver avec bonheur les personnages du premier volet avec une caractérisation qui ne varie pas d’un iota par rapport à celui ci : Will est toujours l’archétype du chevalier blanc, Elizabeth est une femme aventureuse, moderne et têtue et enfin Jack reste ce personnage assez ambiguë, mêlant humour, goujaterie, lâcheté et manipulation. Certes les personnages sont sur certains aspects légèrement différents (entre autre Jack semble moins ambiguë et donc moins fun que dans le premier opus pour devenir plus lâche mais au vu de la menace qui pèse sur ses épaules, cela n’a rien d’incohérent). On retrouve également un Gore Verbinski qui s’éclate littéralement, livrant des plans magnifiques et qui ont du sens : par exemple l’ouverture du film avec Kiera Knightley sous la pluie dans une ambiance crépusculaire donne tout de suite le ton de cette suite plus sombre et plus adulte. Car oui on garde vraiment l’esprit du premier PdC mais en laissant de côté une partie de l’esprit Disney pour rajouter une ambiance quasiment horrifique par moment : plus de gag de caca de perroquet mais par contre des cercueils flottant sur l’eau, des morts violentes et un équipage du Flying Dutchman très dark fantasy. Cet équipage, Davy Jones en tête, est d’ailleurs l’une des principale réussite de ce volet qui présente des méchants encore plus patibulaires que Barbossa et l’équipage du Black Pearl (dont on retrouve certains de ces membres dans des rôles finalement plus d’alliés que d’adversaire) : ILM comme lors du premier s’éclate vraiment et ça paie même si encore une fois il y a quelques SFX moyens. Bref tout prend la meilleure tournure du monde une fois la première demi-heure passée pour arriver à cette fin en forme de climax qui laisse sur notre faim mais qui laisse présager une suite riche en rebondissement et en scène d’éclats. Oui, il reste donc ces scènes avec les cannibales qui ne font pas avancer l’histoire d’un pouce…mais franchement les 2h30 passent comme une lettre à la poste, et ces scènes sont drôles, bien rythmées, et ne gênent en rien le film…alors pourquoi bouder son plaisir ? 5,5/6 (l’étalon maître de la suite qui n’a pas à rougir de son aîné…à se demander même lequel est le moins bon des deux…) Pour l'article polémique sur la saga Pirates des Caraïbes c'est par là Message modifié le 25/05 à 10:16:01 par Adinaieros. |
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| Adinaieros Rédac' chef ![]() |
Jusqu’au bout du monde de Gore Verbinsky
La saga des pirates viens d’arriver à sa conclusion (définitive ou pas, ça, ça reste encore à déterminer…). Après un premier volet sous forme d’un blockbuster très sympathique mais malheureusement parfois trop sage et trop marqué Disney, après un second opus plus dark fantasy et avec une ampleur toute starwarsienne qui ne trouvait comme défaut que sa première demi-heure trop anecdotique, que nous réservait le chapitre 3 des aventures de Jack Sparrow et des autres ? La réponse risque de ne convenir qu’à très peu de personnes. Dans la droite ligne du sillon creusé par le 2, PdC 3 décide de partir dans un jusqu’au boutisme qui va sûrement laisser de côté la majorité du grand public. Et pourtant. Et pourtant At world’s end est sans doute le blockbuster le plus sacrilège de ces dernières années, le moins happy end de toutes les trilogies depuis Star Wars et, au bout du compte, il est sans conteste le meilleur film de la saga. Le film trouve ce jusqu’au boutisme dans de nombreux aspects. Tout d’abord dans ce qui faisait un des sels des deux premiers épisodes : les rebondissements liés aux nombreuses traîtrises dans le monde de la piraterie. Le film devient plus sombre que jamais lorsque l’on se rend compte que TOUS les personnages se trahissent les uns les autres (limite le plus noble du lot ça doit être Barbossa, c’est dire !). Mais plus encore que cet aspect moral, c’est l’aspect graphique qui choque au delà de ce qu’on pouvait imaginer dans un blockbuster familial : outre les divers organes pris à pleine main, le film est traversé par une poésie macabre du plus bel effet. En effet ce que j’avais émit comme hypothèse après la vision du premier puis du second film semble ici se confirmer : Gore Verbinsky serait en train de muer de yes man honnête à un vrai réalisateur qui teste les possibilités de sa caméra. Pour preuve je veux ces scènes magnifiques qui n’ont absolument rien à faire dans un divertissement familial formaté que sont celles dans l’Antre de Davy Jones ou la dernière mettant en scène Beckett.
Les tentacules lui vont bien à lui
Toujours dans la case du très dark, on notera que la fin est eucatastrophique à tendance plutôt pessimiste et que seul la possibilité d’un 4ème film résonne comme une note d’espoir, la plupart des personnages (principaux ou non) ayant une fin plus négative que positive. Enfin, pour terminer dans la partie « non mais c’est pas possible qu’ils aient fait ça dans un Disney », la morale sous-jacente du film à de quoi surprendre. Contrairement au premier film, voire au second, ce ne sont pas les personnages moraux qui sont érigés comme valeur du film. Oui, ce n’est pas la première fois que les héros d’un film sont les bandits et pas les garants de la loi mais à ce point là ? Dans un Disney ? Les pirates trucident les soldats à la pelle pour la plus grande satisfaction d’un public totalement acquis à la cause anarchisante face à l’ordre établis. Les fusillades de Matrix premier du nom face à des policiers virtuels qui avaient fait tant de polémique sont bien loin ! Dans cette débauche de lyrisme morbide et cynique que reste-t-il des personnages ? En ce qui concerne les anciens que du très bon : Will Turner laisse tomber sa défroque de chevalier blanc pour cueillir des nuances de gris qui lui vont bien au teint, Elizabeth Swann prend une épaisseur sans précédent avec les personnages féminins des trilogies (elle est à deux doigts d’être le personnage principal du film si il y en avait un), Jack Sparrow bascule dans une folie réjouissante et perd de la lâcheté gênante du deuxième épisode, Barbossa pète un câble tout le long du film, Davy Jones laisse apparaître ses failles, etc. En ce qui concerne les 2 nouveaux personnages ayant quelques lignes de dialogues (Sao Feng et Captain Teague) on regrettera qu’ils soient juste esquissés en ayant une petite préférence pour le caméo de Keith Richards, beaucoup plus fun que le rôle de Chow Yun Fat. En parlant des acteurs je ne m’attarderait pas sur les qualités de jeu, vu que malgré les numéros de cabotinage explosifs de Geoffrey Rush et de Johnny Depp, le reste du casting n’est pas éclipsé.
Un des (nombreux) moments réjouissants du film
La qualité technique est d’ailleurs une constante du film. Les SFX sont superbes, la photo (pourtant très changeante) magnifique, la musique donne lieu à des moments extraordinaires, et comme je l’ai dit plus haut la réalisation de Gore Verbinsky est en train de passer à un niveau supérieur. Et tout cela (les qualités techniques, les personnages, le côté dark fantasy) vient se croiser pour aboutir à une bataille finale longue, magistrale, rythmée et gothique, et donnant lieu au passage un des plus beau baiser de l’année. Car oui, Pirates des Caraïbes 3 est un film épique, romantique, sombre et étincelant comme l’obsidienne, c’est un blockbuster d’exception qui sait réserver des moments de pure magie avant de partir vers la comédie la plus drôle ou l’action la plus trépidante, c’est un film qui a su se transcender pour être meilleur que tout ce qu’on attendait de lui. Il risque de ne pas plaire. 6/6 (il y avait Empire Strikes Back, maintenant il y aura ESB et AWE comme film d’aventure parfait) ~Vous voulez réagir ? Si vous êtes inscrits allez en parler dans le forum. Sinon, inscrivez-vous !~ Message modifié le 25/05 à 11:57:49 par Adinaieros. |
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